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Un peu d'Histoire

Le village d'Abbévillers s'est développé sur un plateau calcaire entre le vallée d'Hérimoncourt et la Suisse. Il est échancré au sud par une reculée où jaillit la source de la Doue.
D’après une recherche étymologique, l’appellation Abbévillers peut résulter de trois origines différentes.
Elle peut tout d’abord provenir du celtique ABEN qui signifie "hauteur" et de VILLERS qui signifie "village". Abbévillers peut donc signifier "village de la hauteur".

La deuxième explication est la suivante : après la préposition "A", il y a l’adjectif BEL qui veut dire "beau" et VILLERS qui veut dire "village". Abbévillers peut donc désigner "au beau village".

Enfin, Abbévillers peut indiquer le village d’Auber, le village d’Abel ou le village de l’Abbé.


Mentionné pour la première fois en 1140, Abbévillers est tenu en fief par une famille du même nom, vassal du comte de Montbéliard. Ce seigneur possédait un château fort, aujourd’hui disparu.

Ce domaine échoit ensuite à la famille de Rocourt puis aux sieurs Rieschach et Wandelincourt, avant d’être réuni au domaine comtal de Montbéliard par Frédéric de Wurtemberg en 1579.
En 1587, les troupes des Guises ravagent le pays : le village subit alors de grosses pertes (destruction du presbytère et incendie de la bergerie de Marchelavillers).
Mais c’est pendant la guerre de trente ans que les pillages, la peste et la famine font le plus de victimes. Certains survivants s’enfuirent en Suisse ; les autres se protégèrent des pillards en plaçant des sentinelles dans les bois qui prévenaient du danger en imitant le cri du coucou.

On dit que, beaucoup plus tard, les contrebandiers utilisèrent le même stratagème, ce qui valut aux habitants d’Abbévillers le sobriquet "coucou" qu’ils gardent encore aujourd’hui.

A peine reconstruit, le village est occupé par les français et demeure partie intégrante du comté de Montbéliard jusqu’en 1793.

A cette date, Abbévillers fait partie du département de la Haute Saône. Le village passe dans le département du Mont Terrible en 1797, puis dans le département du Haut Rhin en 1800 et enfin dans le département du Doubs en 1815. La Suisse reprend alors de département du Mont Terrible pour l’intégrer au canton de Berne.

A partir de 1763, le village est doté de trois foires qui, malgré le carcan douanier français, exportent vers la Suisse les fers d’Audincourt et le papier de Glay-Meslière. Pourtant, sa vocation demeure essentiellement agricole et surtout pastorale depuis que des fermiers anabaptistes exploitent la Chefferie de Marchelavillers.

Au 1
9e siècle, une taillerie de lime et une tuilerie tentent bien de s’implanter, mais le village reste profondément rural, malgré l’industrialisation de la vallée.

Le
20e siècle voit la population d’Abbévillers changer progressivement d’activité, la majorité étant attirée par les nombreuses usines en pleine expansion du Pays de MontbéliardLes exploitations agricoles disparaissent et les ouvriers vont travailler dans les usines de Peugeot d’Hérimoncourt, Audincourt et surtout Sochaux.
Le village se modernise avec l’installation de l’électricité en 1912, l’eau courante en 1960, un réseau d’égouts et une station d’épuration.

En ce début du
21e siècle, les habitants d’Abbévillers, dont le nombre a triplé au cours du dernier demi-siècle, peuvent envisager l’avenir avec confiance étant donné qu’ils sont placés entre l’aire urbaine de Belfort Montbéliard et le canton Suisse du Jura.
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